TEISSIER Voyages

Ville
éternelle devant l’éternel, Rome est l’une des révélations d’un voyage en
Italie. Nulle part ailleurs, vingt-huit siècles d’histoire ne sont aussi
présents dans une cité. Le centre de la péninsule italienne bourdonne de
l’effervescence de ses hauts lieux culturels, de Florence à Assise et de Sienne
à Pérouse. Mais sillonner la Toscane et l’Ombrie, c’est aussi goûter à la
douceur de la lumière et des paysages, loin des sentiers battus. Plus au sud,
un vent d’optimisme souffle sur la cité parthénopéenne, les Napolitains sont
réconciliés avec leur ville, qui ne les avait pas attendus pour dégager, elle
aussi, un charme irrésistible. Car on a rarement vu de ville aussi émouvante,
aussi attachante, mais, en même temps, aussi impalpable. Porte d’Orient et clef
du Sud, Naples pourrait bien vous surprendre et vous ouvrir les portes des
paysages apuliens et de Calabre…
Climat
Climat
continental dans le Nord, avec des températures plus élevées que les nôtres en
été, mais plus basses aussi en hiver. Climat méditerranéen sur les côtes. Les
meilleures saisons sont le printemps et l'automne. L'été, il y a beaucoup de
touristes et, dans certaines villes, on trouve plus d'étrangers que d'Italiens.
C'est aussi la haute saison : la température et les prix montent. Évitez
Venise en juillet et en août : en plus des touristes, la ville est envahie
d'insectes et d'odeurs nauséabondes (de la lagune polluée). Plus encore que le
morcellement du relief qui a ses accès de colère (séisme et volcanisme dans
certaines régions), c'est plutôt l'excellente réputation du climat italien qui
attire les touristes. Quoi de comparable, pourtant, entre le climat de Venise,
qui n'a rien de méditerranéen, et celui de la Sicile intérieure qui annonce
déjà celui de l'Afrique voisine ? En ce domaine, il est donc préférable de
parler de diversité climatique. Cette diversité climatique explique la
diversité de la végétation. Nous retrouvons donc, ici comme ailleurs, la
sempiternelle division Italie du Nord-Italie du Sud et l'habile transition
qu'offre l'Italie centrale.
Géographie
Soudée
à l'Europe par la plaine du Pô et les Alpes, l'Italie plonge loin dans la
Méditerranée. Cet étirement en latitude fait de notre voisin transalpin un pays
intermédiaire entre l'Europe et l'Orient, d'une part, l'Europe et l'Afrique,
d'autre part. Foyer de rayonnement grâce à cette position avantageuse qui fit
notamment la fortune de Venise (mais aussi grâce au dynamisme de ses habitants),
l'Italie fut, en outre, très souvent (et le demeure certains mois d'été à cause
de vous et de nous) une terre d'invasion. Comment faire, en effet, pour
surveiller efficacement
Les Alpes : la
chaîne alpine, qui ferme le territoire au nord-ouest et au nord, décrit un
grand arc de cercle de la Ligurie jusqu'au Frioul-Vénétie Julienne. Les
Alpes occidentales forment, en l'absence de Préalpes, une véritable muraille,
haute parfois de plus de
La plaine du Pô : dessinant
un vaste triangle allongé sur quelque
L'Apennin et ses bordures : l'Apennin
(qui commence en Ligurie) se développe sur plus de
Les îles : les
amoureux de l'Italie insulaire, une fois parvenus à Reggio de Calabre, pourront
ensuite embarquer pour traverser le détroit de Messine. Que ceux qui souffrent
du mal de mer se rassurent cependant, un tunnel ou un pont devrait peut-être
finir par relier la Sicile au continent (le projet est en discussion depuis
1955, patience donc). Rien de tel n'est prévu entre la Sardaigne, beaucoup plus
éloignée, et le continent. Montagnes et collines prédominent, ici comme
ailleurs.
Formalités d’entrée
Pour un séjour de moins de 3 mois :
carte d'identité en cours de validité ou passeport. Pour les mineurs, une
autorisation de sortie du territoire est indispensable. Pour une voiture :
permis de conduire à 3 volets, carte grise et carte verte d'assurance
internationale. Se munir d'une procuration si vous n'êtes pas propriétaire du
véhicule.
Jours fériés
Ne
pas confondre : giorno feriale qui, en italien, signifie jour ouvrable,
avec giorno festivo qui se traduit par jour férié... Ah, ces faux amis !
Les jours fériés et chômés sont à peu près identiques aux nôtres. Ils sont
cependant moins nombreux (l'Ascension et la Pentecôte ne sont pas fériés). Mai
est donc un mois plus laborieux en Italie qu'en France : 1er
janvier : Capodanno. 6 janvier : Epifania ; mais pour tous les
Italiens, c'est le jour de la Befana, une gentille sorcière qui circule
à califourchon sur son balai de paille. Aux enfants méchants, elle dépose du
charbon dans la chaussette suspendue à la cheminée. Aux gentils, des
confiseries et des cadeaux. Ah ! qu'il est loin le bon temps de l'enfance.
Lundi de Pâques : Pasquetta. 25 avril : Liberazione di 1945. 1er mai : Festa del lavoro. 15
août : Festa dell'Assunta, Ferragosto. 1er novembre : Ognissanti.
25 et 26 décembre : Natale et Santo Stefano. Sont aussi
considérés comme des jours semi-fériés les 14 août, 24 et 31 décembre.
Certaines fêtes comme celle du 15 août peuvent durer plusieurs jours et
paralyser une grande partie de la vie économique.
Horaires
Banques : Elles sont ouvertes du lundi au vendredi de 8 h 30 à 13 h 30
et de 15 h à 16 h. Certaines sont ouvertes le samedi matin mais c'est plutôt
rare. Certaines n'effectuent pas de change l'après-midi. Ils relèvent souvent
de la plus haute fantaisie.
Restaurants : De 12 h 30 à 15 h et de 19 h à 23 h (plus tard dans les
endroits touristiques). Il faut savoir que les Italiens ne déjeunent pas avant
13 h, voire 13 h 30. Quant au dîner, c'est rarement avant 21 h. La possibilité
d'être servi jusqu'à 23 h et au-delà n'a rien d'exceptionnel.
Églises : Ouvertes, généralement, tôt le matin pour la messe. Ferment
ensuite au moment du déjeuner, pour rouvrir, souvent, à partir de 15 h ou 16 h.
On arrive à les visiter parfois le samedi et le dimanche, en raison des
nombreux mariages. Les églises-musées ont des horaires plus souples mais il
faut savoir que certains édifices religieux n'ouvrent jamais leurs portes.
Postes : Du lundi au vendredi de 8 h à 13 h ou 14 h ; le samedi ainsi
que le dernier jour du mois, de 8 h 30 à 12 h. Dans les grandes villes, la
poste centrale est ouverte l'après-midi. Fermeture fréquente le samedi
après-midi pendant l'été.
Bureaux
et administrations : Ouverts le matin
seulement.
Magasins : Leurs horaires varient selon les régions et la période de
l'année. En règle générale, ils sont ouverts de 9 h à 13 h et de 16 h à 19 h
30, et toujours fermés le dimanche et une demi-journée par semaine (souvent, le
lundi matin, à l'exception des magasins d'alimentation qui ferment le mercredi
après-midi). Fermeture fréquente le
samedi après-midi pendant l'été.
Poste
Elle
bat les records de lenteur dans l'acheminement des lettres au sein de l'Europe,
qu'il s'agisse de la poste d'un petit village ou de celle d'une grande ville. 8
à 10 jours pour l'étranger est chose courante, et 5 jours sont nécessaires pour
traverser
Téléphone
L'Italien
semble être atteint de téléphonite aiguë ; il ne quitte jamais son téléphone
cellulaire, l'indispensable telefonino, lancé en 1990 pendant le
Mundial. Pour obtenir des informations par téléphone, composez le : 12.
Pour un appel en PCV a carico, c'est-à-dire « à la charge », faites le
15 ou le 170. Pour appeler l'Italie en PCV depuis la Belgique, composez le
1324, depuis le Luxembourg, le 0010, du Canada, le 01139 et de la Suisse, le 0
800-55-14-41 (24h/24h). À l'inverse, si vous voulez appeler en PCV depuis la
France vers l'Italie vous devez composer le : Tel : 08-00-99-00-39.
Italie
vers France : 00 + 33 + no
du correspondant (sans le « 0 » initial du no à 10 chiffres). Pour
la Belgique, le code pays est le 32. Pour la Suisse : 41. Pour le
Canada : 1. Pour le Luxembourg : 352.
France
vers Italie : Attention, composez : 00
+ 39 + indicatif de la ville (précédé du 0) + no du correspondant.
Langue
La
langue italienne est certainement la plus mélodieuse qui soit. Ça n'est plus
une langue d'ailleurs, c'est une véritable musique. L'Italie, c'est aussi le
foisonnement des dialectes : sicilien, sarde, catalan, slovène, occitan,
bergamasque, grec et albanais. Ne vous découragez pas : il vous restera
toujours la possibilité de joindre le geste à la parole. Les Italiens sont
d'ailleurs très forts dans ce domaine, et le ballet des mains tient un rôle
important dans les conversations.
Monnaie : L'euro a remplacé la lire le 1er janvier
2002. Il faut toujours avoir un maximum de monnaie sur soi, car beaucoup de
commerces n'acceptent pas les cartes bancaires (alimentation, supermarchés,
péages d'autoroute, musées, stations-service le dimanche, etc.).
Change : Si vous n'appartenez pas à
Cartes
de paiement : De nombreux
distributeurs automatiques (Bancomat) acceptant, entre autres, la carte Eurocard
MasterCard et la Visa internationale, sont disséminés un peu
partout, prêts à satisfaire le moindre de vos besoins. Ces distributeurs, qui
ont une traduction en français, permettent théoriquement de retirer 300 € par
période de 7 jours. Attention, en Italie, on compose rarement son
code ; on signe seulement. Conclusion : une carte volée ou perdue
peut coûter très cher.
Fêtes et festivals
L'Italie
a toujours eu le goût de la fête. Les festivités religieuses y tiennent, bien
sûr, la première place. Chaque localité a son saint patron et ne manque pas de
l'honorer avec faste ; chaque quartier a son saint protecteur et chaque
église son saint dédicataire. Mais il y a aussi les fêtes profanes, comme les
carnavals.
Les
plus célèbres sont ceux de Venise et de Viareggio. Il faut compter aussi avec
toutes les manifestations à reconstitutions historiques comme le Palio de
Sienne, le Calcio storico de Florence ou
Véritable
"musée vivant", l'Italie possède un éventail de richesses culturelles
et historiques rarement égalé en Europe. Difficile de faire un pas sans tomber
sur une colonne antique incongrue au beau milieu d'une gare ou sur une église
baroque surplombant les ruines d'un forum. Les civilisations et les styles
architecturaux se superposent souvent comme les multiples couches d'un plat de
lasagnes : vestiges étrusques, grecs et romains, monuments arabo-normands,
églises gothiques, palais Renaissance et fontaines baroques. Les musées
regorgent de chefs-d'oeuvre de la statuaire gréco-romaine et des grands maîtres
de la peinture italienne comme Michel-Ange, Raphaël ou le Caravage.
Aux
auteurs latins de l'Antiquité (Virgile, Ovide, Cicéron, Sénèque.) succèdent,
dès la fin du Moyen Age, le triumvirat Dante, Pétrarque, Boccace, premiers
porte-drapeaux de la langue italienne. Au XIXe siècle, Giacomo Leopardi et
Alessandro Manzoni s'illustrent comme les chefs de file du mouvement romantique.
Plus près de nous, plusieurs romans d'Alberto Moravia ont été portés à l'écran
(Le Mépris, Le Conformiste, L'Ennui). Pour le grand
public, c'est cependant Umberto Eco qui symbolise aujourd'hui la production
littéraire transalpine.
Inventeurs
du solfège mais aussi du violon (les fameux stradivarius), du piano et de
l'opéra, les Italiens ont marqué l'histoire de la musique à travers des
compositeurs tels que Monteverdi, Vivaldi ou Scarlatti. Les oeuvres de Puccini,
Verdi, Bellini et Rossini, illustres représentants du bel canto, continuent
d'être chantées avec succès dans le monde entier.
Les
célèbres studios romains de Cinecittà ont permis à l'Italie de figurer parmi
les précurseurs du 7e art. Les noms de Visconti, Rossellini, Fellini, Antonioni
et Bertolucci demeurent indissociables du patrimoine cinématographique
international. Qui ne connaît pas la scène d'anthologie tirée de la Dolce
Vità où Marcello Mastroianni et Anita Ekberg se baignent dans la fontaine
de Trevi. L'actrice Anna Magnani incarne à jamais la femme romaine des
quartiers populaires tandis que Sophia Loren et Gina Lollobrigida restent les
stéréotypes de la beauté pulpeuse à l'italienne. A l'heure actuelle, de jeunes
cinéastes comme Nanni Moretti, Giuseppe Tornatore et Roberto Benigni tentent de
redonner un nouveau souffle à un cinéma transalpin en perte de vitesse.
Culture : La saga des marques
Le Campari : Davide Campari a très
tôt frayé avec l'art appliqué. Dès 1926, il était présent avec sa
bouteille de bitter Campari à la biennale de Venise. Une telle fidélité à l'art
ne s'usurpe pas. C'est sûrement pourquoi Fellini ne se donna à la pub qu'une
seule fois. Pour qui, pour Campari, pardi ! La Ferrari : en
50 ans, 50 000 exemplaires construits en tout, ni plus ni moins.
La Ferrari ne s'achète pas chez le premier concessionnaire du coin... Dans
l'usine du cavallino rampante, on cultive la précision comme s'il
s'agissait d'une maladie congénitale. Aucun spot de pub, aucune annonce. Le
mythe à l'état pur. La Fiat 500 : si une marque de lait en
brique n'avait pas créé la formule, on aurait dit « l'essentiel est dans
la Fiat 500 ». Symbole des années 1960, on allait en famille à
la messe, le fichu sur la tête, en 500. 4 millions d'exemplaires
vendus de cette minuscule voiture de
Savoir-vivre, coutumes
Question
mentalité, vie quotidienne, il faut absolument lire Les Ritals de
Cavanna, notre maître à tous (Le livre de Poche). Un chef-d'œuvre drôle
(chose plutôt rare).
Tenues dans les églises : une
tenue correcte est à respecter pour y pénétrer, et tout particulièrement pour
la basilique Saint-François d'Assise. Un gardien est là pour vous le rappeler,
et il n'a aucune indulgence pour ce qui est considéré comme indécent (à savoir
shorts pour les hommes ou robes découvrant les genoux pour les femmes...).
Il
pisolino : La sieste (donc il
pisolino ou à Rome la pennichella) fait partie des traditions depuis
l'Antiquité. L'été surtout, la ville s'endort après le déjeuner. Les boutiques
ferment, la circulation se ralentit et les travailleurs de la sixième heure
(sieste vient de sexta hora) sont l'exception.
La
passeggiata : Une coutume venue du Sud
qui s'est propagée dans tout le pays : entre 18 h et 20 h, les
rues s'enflent, se gonflent d'une foule extraordinaire qui monte et descend la
rue en un rite immuable. Sur le corso ou la piazza, cette
traditionnelle promenade du soir était régie autrefois par des règles
strictes : seuls les hommes y figuraient dans leur plus beau costume, les
souliers pointus brillant comme une lire neuve ; puis les femmes sont
venues égayer de leurs toilettes la sombre foule masculine, mais garçons et
filles formaient encore des groupes bien distincts où, sous la surveillance
attentive de tout le village, le seul langage permis était celui des yeux. Un
regard trop appuyé était presque un engagement. Aujourd'hui, les mœurs ont
évolué mais la passeggiata demeure.
Course de chevaux du Palio
delle Contrade à Sienne : du 02/07/2003 au 16/08/2003. Ces courses à cheval à cru font l’événement, deux
fois par an, dans la région. Cette année, elles auront lieu le 2 juillet et le
16 août. Le Palio se joue sur la Piazza del Campo, une place en demi- cercle,
où journalistes, politiques, touristes et spectateurs de toute la région
affluent. La course fait s’affronter dix fantini (cavaliers) de quartiers
différents de Sienne. Parfois amis, parfois ennemis, les concurrents ne peuvent
s’adresser à l’adversaire la veille de la course. Concours populaire,
traditionnel, sportif mais aussi religieux, puisque le vainqueur, qui
représente son quartier, remporte le Palio : un étendard en soie représentant
Cuisine
Antipasti : Charcuteries (saucissons, prosciutto, bresàola, etc.),
salades diverses, crudités, fromages, fruits de mer et petits poissons marinés
varient selon les régions et selon les saisons.
Il
primo : La place d'honneur revient à la pasta.
C'est pourquoi nous lui avons consacré une rubrique spéciale (voir plus
loin). Le risotto, ou riz braisé, est plus répandu dans le Nord et le
Centre. Le riz (riso) est cuisiné avec des fruits de mer, des petits
légumes, des champignons, et agrémenté d'une bonne dose de crème fraîche ou
d'une pointe de safran qui rappelle son origine exotique. Les minestre (soupes),
souvent réalisées suivant d'anciennes recettes du terroir, sont excellentes. La
plus connue est le minestrone, à base de légumes, mais on vous en
proposera d'autres : minestra di farro, alla cipolla... La pasta
al forno (pâtes au four) comprend les cannelloni (pâte roulée farcie de
viande hachée, tomates et béchamel), les lasagnes, les crespelle (crêpes
farcies de ricotta et d'épinards), tortellini, ravioli, etc. Dans le nord de
l'Italie, on trouve également la polenta, plat d'hiver à base de farine
de maïs aux cèpes ou recouverte de sauce rouge, accompagnée de saucisse ou de
viande. Les gnocchi n'ont rien à voir avec ce que l'on connaît en France
sous ce nom. Les vrais gnocchi sont une préparation à base de fromage (di
ricotta), d'épinards et de fromage (verdi), de semoule (alla
Romana) ou de pommes de terre (gnocchi di patate). C'est un plat
consistant, comme la pasta.
Il
secondo : Étant donné l'importance du
primo, le plat de viande ou de poisson ne joue pas le même rôle que dans nos
menus. Le veau (vitello) apparaît sur bien des cartes et dans des
préparations très variées : en paupiettes (involtini), en escalope (scaloppina)
ou bouilli. La meilleure viande de bœuf est, sans conteste, la bistecca
alla fiorentina, servie en Toscane. Il s'agit d'une côte de bœuf grillée
sur laquelle on répand, à la fin de la cuisson, de l'huile d'olive, du sel et
du poivre (sublime !). Vendu au poids, c'est un plat cher,
malheureusement. Le foie (fegato), les tripes (trippa), les côtes
de porc (cotoletta ou bracida), le lapin (coniglio), le
lièvre (lepre) apparaissent souvent sur les menus. Le poisson est un
mets de luxe, y compris sur les côtes. Il est vendu au poids et au même prix
que l'argent (le métal).
Il
contorni : Les secondi sont toujours
servis sans garniture. Il faut donc commander celle-ci à part et la payer en
supplément. On vous proposera, selon la saison, des pommes de terre, des
légumes ou des salades. Tout le monde connaît la trévise ou la romaine, mais il
y en a beaucoup d'autres. Les salades cuites (verdura cotta ou saltare
in padella) sont servies froides, sautées à la poêle avec de l'huile
d'olive, du citron, de l'ail et du piment. Savoir que ce n'est pratiquement
jamais écrit dans les menus, mais cela se fait à la demande.
Il
dolci : Les Italiens ne mangent pas
beaucoup de sucreries en fin de repas mais les préfèrent faites à la maison, ou
alors ils les mangent dans l'après-midi. Un peu partout, on trouve la tarta
del nonno, le gâteau maison, souvent très bon. Comment parler des dolci
sans évoquer les glaces (gelati), si réputées, ou encore le frullato,
purée de fruits allongée de lait ou de glace pilée ? Plutôt que de les
consommer dans un restaurant, demandez l'adresse de la gelateria de la
ville.
Risotto : Traditionnellement cuisiné dans le Piémont, en Lombardie,
Vénétie et le Frioul. Si les primi de Rome et du mezzogiorno se
résument pour l'essentiel à la pasta, il en va différemment dans le nord de
l'Italie où le risotto occupe une place à part entière.
Pasta
(les pâtes) : Premiers
producteurs de pâtes sèches, les Italiens sont aussi les premiers consommateurs
avec pas moins de
Les
tagliatelles ou les pâtes plates : Très différentes des spaghettis de par
leur composition même (œufs, farine de blé tendre), ces pâtes rubans sont des
pâtes de riches... que l'on fabrique artisanalement. Dans beaucoup de maisons
de Bologne notamment, on les fabrique encore. Tout le contraire de la pasta
secca, pâtes de « pauvres », fabriquées industriellement. Composées de
farine de blé tendre, les tagliatelles se cuisinent plus volontiers avec du
beurre. L'huile d'olive, la tomate et l'ail lui sont étrangères. La surcuisson
(2-3 mn au plus), ici comme pour les autres formes de pâtes, est synonyme de
catastrophe. Trop cuites, les tagliatelles perdent de leur élasticité et
deviennent collantes.
Boissons
Vins : La régionalisation étant assez poussée, on trouve surtout
les grands vins près de leur lieu d'origine. Dans toutes les villes, même les
petites, il y a le vino della casa, très honnête dans 9 cas sur 10.
Si vous aimez les vins moelleux (doux et sucrés), demandez : dolce ;
si vous les voulez nouveaux : giovane ; et si vous n'êtes
pas satisfait, sachez que aspro signifie aigre. Voici quelques vins du
Nord de l'Italie qui méritent d'être goûtés :
Val
d'Aoste : La région ne produit que 0,05 % de la production
nationale . Près de 12 % des vins de la région ont droit à la DOC Valle
d'Aosta, qui est d'ailleurs la seule appellation d'origine contrôlée dans la
région
Piémont : Les vins de cette région représentent
5,43 % de la production nationale... Près de 40 % des vins de la
région correspondent à une DOC ou, mieux encore, à la DOCG. Les appellations
les plus connues sont le barbera (d'Alba, d'Asti, del Montferrato), le dolcetto
(d'Alba, d'Acqui... ou d'ailleurs), le grignolino, le moscato d'Asti, le
gattinara... et le très grand barolo.
Lombardie : Ce sont des vins rouges légers, mais plus
souvent des blancs, voire des rosés. Parmi les grandes DOC, notons l'oltrepo
paveser, un vin blanc sec ou un rouge léger. Trentin-Haut-Adige La grande
dénomination du Haut-Adige est A.A. : tout un programme qui signifie
Alto-Adigio et se décompose en cabernet, pinot (nero, bianco...),
müller-thutgau (du très bon). Côté Trentin, la grande appellation est... le
trentino. Ce sont généralement des blancs secs, mais on trouve aussi quelques
rouges légers comme le lagrein.
Vénétie : Plus de 12 % de la récolte nationale
sont produits en Vénétie (plus encore 2 % si l'on y ajoute le
Frioul-Vénétie Julienne). Ne manquez pas l'amarone (vin rouge corsé).
Ligurie : Les plus fameux sont les blancs secs de la
région de La Spezia, notamment les cinqueterre, qui se marient fort bien avec
le poisson.
Émilie-Romagne : Dans cette région gastronomique par excellence,
les vins ne sont pas en reste : lambrusco (légèrement pétillant et très
doux, presque sucré), sangiovese, albana, bianco di Scandiano, etc.
Marches : Ici, on produit surtout des blancs, normal
puisque la cuisine est riche en spécialités à base de poisson. Le verdicchio
est le plus célèbre.
Café : Il ne semble plus utile d'insister sur la renommée du café
italien. Il est, à travers le monde, synonyme de perfection. 3 grands noms
se partagent la galette : Giuseppe Lavazza, descendant de Luigi, épicier à
Turin à la fin du XIXe siècle, Andrea Illy, dont le
prédécesseur, Francesco, créa la première machine à espresso à Trieste, en
1935, et le vendeur de kawa bolognais Massimo Zanetti, aujourd'hui à la tête de
Segafredo.