TEISSIER Voyages

Le Pérou a une superficie de
1 285 216 km², soit environ deux fois et demie la France. On
divise généralement le pays en trois zones géographiques : la côte à l’ouest,
la Sierra au centre, la forêt tropicale ou Selva à l’est.
La région côtière s’étire sur 2 000 km. Large de 200 km au nord et de
seulement 40 km au sud, c’est une bande désertique et rocailleuse coincée
entre l’océan Pacifique et les contreforts de la cordillère des Andes. Elle est
coupée par endroits de rivières descendant des Andes dont les vallées sont de
véritables oasis. Excepté à l’extrême nord du pays, le temps reste généralement
frais, 14 °C en moyenne, le ciel est pratiquement couvert en permanence
par un brouillard humide, la garrua, et il ne pleut quasi jamais.
La Sierra, c’est la fameuse cordillère des Andes, dont les pics les plus élevés
culminent à plus de 6 000 m. Son relief accidenté et ses températures
basses en font un milieu relativement hostile, bien qu’assez peuplé.
La Selva, ou forêt amazonienne, connaît des températures élevées, en général
supérieures à 23 °C, et des pluies fréquentes. C’est la région la plus
vaste du pays, mais aussi la plus inhospitalière et par conséquent la moins
peuplée.

Les Péruviens entrent dans l’hiver au moment où
nous abordons l’été. Et quand on est à 4 000 m, ce qui arrive souvent,
il fait froid. Prenez donc un équipement d’hiver ou au moins un anorak. Évitez
quand même de visiter la zone des Andes et de l’Amazonie pendant la saison des
pluies.
Sur
la côte, les mois les plus chauds sont décembre, janvier,
février : 26 à 30 oC. Les mois les plus froids sont
juin, juillet, août (10 à 19 oC). Une brume très humide et
persistante recouvre toute la région côtière entre mai et la mi-septembre. On
voit rarement le soleil.
Sur
la sierra, les mois les plus chauds correspondent à la saison
des pluies (décembre à avril). Le jour, la température varie entre 19 et
25 oC environ. Les nuits sont plus fraîches.
Dans la forêt : les mois les plus chauds correspondent également à la saison des pluies (de décembre à avril, 35 oC facile...), de juin à août, il fait moins chaud (autour de 30 oC). Si vous vous rendez en forêt, prévoyez des vêtements légers et protecteurs. Pensez à emporter une crème hydratante.
Santé et sécurité
Pas de visa pour
les ressortissants de l’Union européenne. Le passeport en cours de
validité est exigé. On vous accorde généralement 3 mois à partir de votre
arrivée. On peut prolonger son séjour de un mois en présentant son billet de
retour à la Direccion General de Migraciones (Immigration), av. Espana, bloc 7 (altura bloc
3, av. Arica), Brena. Tél :
4330-40-20. Ouvert du lundi au vendredi de
Pérou vers France : 00 + 33 + numéro du
correspondant à 9 chiffres (sans le 0). France vers Pérou :
00 + 51 + indicatif de la ville + numéro du correspondant. Au Pérou, ne pas
oublier de composer le 0 (zéro) avant l’indicatif de la ville. Rappel à propos
du téléphone à Lima : depuis janvier 1995, il y a 7 numéros au
lieu de 6. Il suffit d’ajouter le 2 ou le 4 au début. Faire attention sur les
brochures et les cartes de visite. Publiphones à télécarte dans pratiquement
toutes les villes importantes, Lima, Cuzco, Iquitos, Arequipa, Puno... Les
cartes sont pratiquement indispensables car, pour appeler l’étranger, les
sommes à débourser en pièces sont trop importantes.
Attention, le
courrier n’est pas toujours très sûr. En fait, c’est une grande partie du
réseau qui est malade, au point qu’Internet se développe plus vite que chez
nous. Vos belles cartes postales de l’Alpamayo ne sont pas en danger. Pour vous
faire adresser du courrier : nom du correspondant/poste
restante/ville/Pérou/Amérique du Sud. Au Pérou il n’existe pas de code postal
pour identifier les villes. Si vous êtes pressé, tentez les services de l’un
des courriers internationaux comme UPS ou Fedex. Comme tous les vols passent
par Lima, renseignez-vous sur les modalités et temps de livraison.


Depuis le 1er juillet 1991,
le nuevo sol est la nouvelle monnaie nationale, un nuevo sol valant
un million d’intis (l’ancienne monnaie). Il est INDISPENSABLE d’emporter
des dollars, des petites coupures de préférence (un tiers en espèces, deux
tiers en chèques de voyage). La plupart des banques, des casas de cambio et
des changeurs de rue acceptent les chèques de voyage (en dollars, bien sûr). En
cas de gros problèmes d’argent, l’ambassade de France vous avance 300 F à
condition que vous ayez un compte bancaire. Le Banco de Credito possède
le meilleur réseau bancaire du Pérou et de la Bolivie : dollars, chèques
de voyage, cartes Visa ou MasterCard
internationales : no problem ! Faites attention aux horaires
des banques, variables selon l’établissement et suivant la
saison. C’est entre
La connaissance
de l’espagnol est indispensable (ou alors, ayez un bon dictionnaire). L’anglais
n’est utilisé que dans les grandes villes, et parfois mal vu. Même si vous ne
parlez pas l’espagnol, apprenez quand même quelques dizaines de mots ; ça
fait toujours plaisir aux autochtones. Le quichua est une langue officielle,
officiellement ignorée aussi. Les routards incorruptibles allant dans le campo
ou la sierra sont informés que l’espagnol leur sera peu utile... Là, les
veinards qui auront appris le quichua aux “ Langues O ” seront
récompensés.
Décalage
horaire
GMT
-
Poids
et mesures
Système
métrique en vigueur.
Electricité
220
volts. Prises plates à 2 fiches, identiques à celles utilisées aux Etats-Unis.

Dans les quartiers populaires, on peut trouver un plat du jour peu cher.
Beaucoup de villes possèdent une sorte de cantine sociale, comedor nacional
à un prix convenable. N’oubliez pas que les chifas, restaurants chinois,
sont aussi une spécialité du Pérou. Il existe d’autre part de nombreux restos
proposant seulement du pollo a la brasa, poulet rôti à la braise et
accompagné de frites. Parmi les spécialités péruviennes, nous avons retenu aujourd’hui
:
Le ceviche de corvina :poisson de mer servi cru, coupé en petits
morceaux, macéré dans du jus de citron vert. Le ceviche de langostinos(crevettes),de
camarones(écrevisses),ou mixto (poissons, mollusques, crevettes),
excellent ! Papa a la huancaïna :pommes vapeur recouvertes d’une sauce
jaune à base de fromage blanc et de piment. Ocopa :pommes vapeur
recouvertes d’une sauce à base de cacahuètes. Seco de res(bœuf) ou degallina(poulet)
: viande en sauce à base de coriandre en feuille (persil arabe), accompagnée de
pommes de terre et de riz. Carapulcra :pommes de terre sèches,
cacahuètes, viandes de porc ou poulet. Tamales :sortes de galettes de
maïs, porc ou poulet, oignons, olives. Les anticuchos,consommés
généralement avec un épi de maïs bouilli et des patates douces (camotes), sont
des brochettes de petits morceaux de cœur de bœuf qui ont macéré dans du
vinaigre, mais on en prépare également avec du veau, du porc, du poisson, des
crevettes et des moules. Mazamora :dessert à base de maïzena, de maïs
violet, de fruits en morceaux. Suspiro limeno :dessert à base de blancs
d’œuf battus en neige et d’alcool. Le churro :dessert qui fait
fureur à Lima. Long croissant fourré de “ lait Nestlé ”, passé dans du sucre
vanillé et frit. Les fruits, ceux des pays tempérés, tels que pommes,
raisins, fraises (toute l’année), mais surtout les fruits tropicaux, dont
l’exquise chirimoya (surtout celle de Cajamarca), très sucrée, au goût de
bonbon anglais, l’ananas (piña), les bananes, etc., sans oublier l’avocat (palta),
toujours servi en entrée, avec du poulet ou des crevettes (palta
rellena),sontexcellents. N’oublions pas de citer les glaces d’Onofrio,
une véritable institution. Goûtez aux tejas (fruits glacés) à la noix,
au citron, à la figue, etc. Délicieux. À acheter à Ica, Nazca ou Pisco. À Lima,
c’est plus cher et moins bon.
Vous consommerez sans crainte l’eau servie
dans les hôtels et les restaurants de la côte et de son arrière-pays, ainsi que
dans les Andes. Ailleurs, consommez de l’eau minérale. La bouteille d’Inca Kola
(ou Kola Inglesa) a le goût des bubble-gums du temps de notre école primaire.
Plus rafraîchissant : une carafe de chicha morada, boisson de maïs non
alcoolisée. La boisson la plus populaire, dans tous les sens du mot, est la chicha,faiblement
alcoolisée, préparée avec des grains de maïs et du miel. Dans la jungle, le masato,
composé de manioc mâché, salivé puis recraché. Sur la dizaine de bières
locales, seules trois valent le coup : la Cusquena, la Cristal et l’Arequipena.
Le Pérou produit également quelques bons vins
(le fond de cave d’Ocucaje et Tacama sont les meilleures marques) ; et surtout
le pisco,ou marc de raisin. Il sert à confectionner l’apéritif national,
le pisco sour .Quand il fait frais, demandez un emoliente, boisson chaude.

Il est possible de troquer sur les marchés (à
l’exception du Nord, vers Huaraz). Les capes de pluie, les K-Way, les gourdes
ainsi que tout le matériel de montagne européen sont très appréciés. Beaucoup
d’artisanat en laine, le tissage étant connu et réputé depuis l’époque
inca : ponchos, pulls, gants, chullos (bonnets).
Retablos : ces figurines contenues dans une boîte de bois à volets peints
constituent l’une des expressions les plus intéressantes de l’art populaire.
Ces retablos ont pour origine les triptyques byzantins qui étaient transportés
sur les champs de bataille pour présider les combats. On les utilisait comme
autels ambulants contre les bandits et les malédictions lors des voyages. Les
Espagnols y représentaient des scènes chrétiennes et tout particulièrement San
Marcos. Puis les Indiens reprirent l’idée, mais en y mettant leurs propres
divinités : le condor et le puma afin d’éloigner les maladies, la misère
et la sécheresse. D’origine religieuse, la raison d’être des retablos fut
complètement détournée pour devenir invocations païennes et pragmatiques.
Églises de barro :ce sont de petites églises miniatures en argile
dont l’origine vient de l’ange minero de la zona qui rappellent le style
baroque des églises du Pérou.
Calebasses (mates burilados) :pyrogravées et peintes, à Huancayo,
Huancavelica, Ayacucho, Cuzco, ou gravées à l’eau-forte (Etén, Monsefú).
Objets en filigrane d’or(Piura) ou d’argent(Huancayo, Lima) :
coffrets, étuis à cigarettes, etc. L’argent porte toujours le poinçon 925.
Masques de carnaval(et figurines masquées représentant des acteurs de
la Diablada) : à Puno. Les plus beaux se trouvent à La Paz.
Objets sculptés en pierre :à Ayacucho (albâtre) et à Arequipa (pierre
volcanique, au grain très fin).
Cierges (de couleur à motifs géométriques, floraux) : à Ayacucho, Junín,
dans le callejón de Huaylas, à Lima, etc.
Artisanat de la selva amazonienne : arcs et flèches, carquois pour dards de sarbacane,
plumasserie (bref, tout l’équipement indispensable de la vie
parisienne !), sans oublier la poterie, les tissus et les paniers
shipibos, dans la région de Pucallpa.
Céramique :à Ayacucho (vases zoomorphes à motifs sur fond d’ocre, mais en réalité
produits par Quinua, chandeliers, sifflets en terre cuite), à Cajamarca (copies
de vases préhistoriques, poterie commune), à Pucara (taureaux, monochromes en
noir avec des dessins incisés, ou couleur d’argile et motifs en ocre rouge), à
Pucallpa (récipients confectionnés par les Indiens Shipibos, au décor
géométrique peint très finement), à Cuzco, etc.
Colliers :à Trujillo, venant des tombes de Chan Chan. Mais
attention, ils sont antiques. Il est normalement interdit de les sortir. D’ailleurs,
iriez-vous subventionner des profanateurs de sépultures ?
Attention à l’hygiène : respectez les
précautions universelles. Évitez les crudités, le lait, les viandes peu cuites
etc. En pratique, le touriste a peu de chance de contracter le choléra s’il
respecte les précautions alimentaires de base.
Le mal aigu des montagnes : il est
provoqué par l’élévation trop rapide en altitude qui peut se traduire par un
simple mal de tête ou gêne respiratoire comme par un œdème pulmonaire aigu.
Pour éviter cela, faire le moins d’efforts possible et monter très
progressivement, ne pas trop manger, ni boire d’alcool ou fumer. Ce n’est
qu’au bout de cinq jours minimum que vous pourrez gravir les sommets.
Le paludisme : la prévention devient
impérative si vous allez en Amazonie. Dès le coucher du soleil, portez des
vêtements recouvrant le maximum de surface corporelle et utilisez des répulsifs
anti-moustique efficaces sur les parties non couvertes. Dormir sous
moustiquaire préimprégnée d’insecticide. Utilisez les médicaments
antipaludiques préventifs : la sécurité maximale est théoriquement assurée
par la Méfloquine (Lariam) : un comprimé 10 jours avant le départ, un
par semaine pendant toute la durée du séjour et pendant les trois semaines qui
suivent le retour. On peut aussi utiliser l’association Nivaquine-Paludrine.
Les vaccinations : fièvre jaune
obligatoire : à faire plus de dix jours avant l’arrivée. Etre à jour pour
la diphtérie, le tétanos, la polio, l’hépatite B et A. Thyphoïde pour les
séjours prolongés.
Depuis plusieurs
années, certaines régions sont déconseillées aux étrangers, pour des questions
de terrorisme et de trafic de drogue violent. Tingo Maria-Tantamayo par
exemple, ainsi que certaines zones nord de la forêt amazonienne, le Alto
Huallaga notamment, principale région du trafic de cocaïne. N’essayez pas de
passer outre, c’est assez dangereux. La région Ayacucho-Abancay s’est nettement
améliorée. La route Nazca-Cuzco est maintenant presque entièrement goudronnée
et est praticable même en saison des pluies. En résumé, la situation du Pérou
s’est nettement arrangée. Le Sentier Lumineux est pratiquement décimé, les
chefs de bandes emprisonnés. La situation économique s’est bien améliorée et la
police, très active, se montre très rassurante pour les touristes.
La fête, la vraie, celle qui entretient des
rapports étroits avec le sacré, est le moment où l’Indien tente d’échapper
quelques jours durant à sa vie et à son destin... Le calendrier des fêtes est
particulièrement étoffé. En effet, l’Église a cherché à faire coïncider ses
fêtes religieuses avec les foires locales et le calendrier inca, lui-même lié
au cycle annuel du soleil.
Du 1er à mi-janvier : fête des rois de Piura. Du 2 au 9 février :
semaine de la Vierge de la Candelaría à Puno. Les dimanches de
février : fêtes à Jauja et à Iquitos. Février ou mars (fête
mobile) : Carnaval à Ayacucho. Du 8 au 15 mars :
fêtes des Vendanges à Ica. Du 15 au 22 avril(fête
mobile) : semaine sainte à Ayacucho, Arequipa, Tacna et Lima. Vraiment
fabuleux à Ayacucho. Du 23 au 30 avril : fête d’Ayacucho.
Le 24 juin : fête du Soleil de Cuzco (l’Inti Raymi) et
d’Ayacucho. Tous les hôtels de la région sont complets. Le
28 juin : fête de Saint-Pierre célébrée sur l’Altiplano péruvien.
Fin juin ou début juillet : fête de l’andinisme à Huaraz. Plein de
petits limenos. Réserver avant de vous déplacer. Tout le callejon de Huaylas
affiche complet ! Les 28 et 29 juillet : fête
nationale, à Lima notamment. Attention, tout est fermé ! On vous
déconseille de vous déplacer vers Huaráz ou Ayacucho, voire vers Cuzco, sans
réservation : vous risquez de dormir dans la campagne avec les
lamas ! Du 4 au 8 août : à Motupe (80 km de
Chiclayo), pèlerinage de la Cruz del Chalpon en commémoration de la découverte
miraculeuse d’une croix en 1868. 3e semaine d’août :
fête de Huanuco. Surtout le 14 : les negritos. Le 15 août :fête
de Cerro Azul. Du 15 au 22 août : fête d’Arequipa. Du
26 au 29 août : fête de Tacna. Le 30 août :
fête de Santa Rosa de Lima. Tout est fermé. Également fête de Santa Ana à
Ayacucho. Du 23 au 30 septembre : fête du Printemps à
Trujillo. En octobre : commémoration du Seigneur des miracles à
Lima. Procession religieuse. Le 5 novembre : fête de Puno. Le
25 décembre :Noël. Tout est fermé.
