TEISSIER Voyages

REUNION

Renseignements pratiques

 

 

 

 

Géographie

 

L'île de la Réunion est située dans l'océan Indien. Elle fait partie de l'archipel des Mascareignes. C'est avant tout une île volcanique et montagneuse. Le littoral est constitué de 207 km de côtes, au pied des montagnes, dont 30 km de plages (essentiellement au sud-ouest).

 

Climat

 

Le climat de l'île est tropical. La température sur la côte varie entre 18 et 31o C. En revanche, en altitude, elle peut chuter à 4o C. À 1 800 m, les gelées sont fréquentes. Prévoir des vêtements légers pour la côte, un pull et un coupe-vent pour la montagne. La saison fraîche : de mai à novembre. Pluie rare et température moins lourde. La saison chaude : de novembre à avril : moiteur de l'air et, parfois, «avalasses», pluies torrentielles de courte durée en fin de journée. Température moyenne de l'eau : autour de 26o C de novembre à mai et 23o C environ de mai à octobre. Le printemps : octobre-novembre. Végétation resplendissante ! Période cyclonique : en principe de décembre à mars.

 

Les cyclones

 

La Réunion étant bien équipée, les cyclones y sont rarement meurtriers. La Réunion dispose de trois systèmes d'alerte : Vigilance cyclonique : un cyclone est annoncé sur l'océan Indien, mais il est encore loin de l'île. Alerte orange : le cyclone approche des côtes de la Réunion. Alerte rouge : le monstre va bientôt s'abattre sur l'île. Danger imminent ! L'alerte rouge est toujours annoncée par Météo France avec trois heures d'avance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Formalités

 

Pour les Français, une carte d'identité valide est suffisante. Mais n'oubliez pas que le passeport est nécessaire pour les îles voisines ...

 

Argent, banques, change

 

La monnaie locale est l'euro depuis le 1er janvier 2002. Les cartes bancaires sont acceptées pratiquement partout et on peut retirer du liquide dans les mêmes conditions qu'en métropole. Les chèques de la métropole ne sont pas toujours acceptés. Les chèques de voyage (traveller's chèques)sont acceptés, mais il est difficile de les changer dans les petites et moyennes banques.

 

Poste

 

On trouve des bureaux dans toutes les villes de moyenne importance. Mêmes horaires qu'en métropole. Affranchissement habituel pour adresser du courrier. Seule distinction, le délai : compter environ 3 jours pour qu'une lettre parvienne en France métropolitaine. Vous avez trois tarifications possibles : par avion le jour même ; par avion quand il y a de la place ; par bateau. On peut consulter ses soldes CCP dans les GABIERS postaux (distributeurs automatiques).

 

Téléphone

 

À la Réunion, le téléphone fonctionne de la même manière que dans la métropole. Mais vous n'avez que 6 numéros. Possibilité d'appeler depuis les cabines avec des pièces de monnaie, une télécarte ou une carte bleue. Le portable fonctionne, mais renseignez-vous bien, car certaines compagnies vous les factureront en communications internationales. Composer directement le no du correspondant à 10 chiffres pour joindre l'île depuis la métropole ou la métropole depuis l'île.

 

Langue

 

La plupart des Réunionnais parlent le créole, même si la langue officielle est évidemment le français. Phonétiquement et grammaticalement, la langue créole ressemble un peu à un patois chantant. Les mots sont avalés, les liaisons très prononcées, la grammaire est simplifiée. L'orthographe n'existe pas. Depuis quelques années, la langue créole est enseignée à l'université de Saint-Denis, et certains pensent à juste titre que l'enseignement du français devrait se faire comme une langue étrangère chez les enfants de l'école primaire.

 

Décalage horaire

 

Ajouter 2 h par rapport à l'heure d'été et 3 h en hiver (de fin septembre à fin mars).

 

 

Cuisine

 

Essentiellement créole, même si l'on trouve des restaurants malgaches, indiens, chinois et bien sûr métros. La cuisine créole est bonne, copieuse et souvent épicée. Produits locaux les plus typiques : Le palmiste : sorte de palmier délicieux. Les brèdes: feuilles tendres de certaines plantes. Les songes: plantes des forêts humides, qui ressemblent à de la rhubarbe. Le baba figue: fleur de bananier. La vanille accompagne entre autres les volailles. Les lentilles. Le chouchou : légume favori des Réunionnais. Le chouchou fait penser à une poire ou à un avocat de couleur vert-jaune pâle. Les combavas (sorte de citron), ananas, coco, goyaves, litchis, papayes, etc... Les viandes rouges sont assez rares. Surtout des volailles, de temps en temps du cabri, du porc ou du bœuf. On sert en fait très peu de poissons en raison de leurs prix très élevés.

Quelques curiosités :

Le tangue est une sorte de hérisson. Les zourites, ou petites pieuvres, sont excellentes en cari. Le requin est lui aussi proposé sur la côte ouest et à Saint-Philippe. Les zendettes sont des larves d'insectes frites. Enfin, les nids de guêpes avec leurs larves, également préparés en friture, avec du sel…

Les plats traditionnels créoles :

Le cari : à la Réunion, un repas traditionnel sans cari est presque impensable. Tous les restos créoles en proposent et certaines tables d'hôtes ne servent que des caris... Il y a le cari-poulet, le cari-poisson, le cari-bœuf, le cari-langouste, etc. L'accompagnement est tout aussi important : du riz et des petits bols remplis l'un de grains (légumes secs, généralement lentilles ou pois), l'autre de brèdes (feuilles de légumes), sans oublier le rougail (condiment très pimenté). D'autres plats ressemblent beaucoup au cari et sont aussi très fréquents : c'est le cas du massalé (mélange d'épices) et du boucané (manière de préparer certaines viandes), mais surtout du rougail, à ne pas confondre avec le condiment du même nom (cité plus haut) qui accompagne le cari. Le paté créole : le paté créole est un plat des grandes occasions.

Les principaux fruits de la Réunion :

nanas Bibasse : l'autre nom de la nèfle, fruit comestible du néflier. Carambole : originaire de Malaisie, il est reconnaissable à sa forme étrange, parsemée de côtes. De goût acidulé, il est riche en vitamine C. Fruit de la passion : ses baies sont rouge-orange. Goyaviers : ressemble à une grosse groseille rouge. Jacquier : un fruit de couleur verte, d'aspect monstrueux et hérissé de pics. Il pousse directement sur le tronc des arbres. Jamalac : fruit rouge sans goût particulier. Jujube : fruit de la taille d'une olive. Litchi  Mangue  Papaye  Tanghor : l'orange péi, très juteuse.

Boissons :

On trouve à la Réunion une grande variété de bières d'importation, mais la vedette incontestée est la bière Bourbon et la Fischer. Sinon, la région de Cilaos produit le seul vin de la Réunion, très chargé en alcool ! Ce vin « Isabelle », rouge ou blanc, très sucré, se prend en apéritif mais pas comme vin de table. Enfin, n'oubliez pas de goûter au café-vanille. Cependant la vraie boisson « nationale » est évidemment le rhum. Attention au rhum jeune (4 mois) : léger en apparence mais redoutable... Un rhum peut être « arrangé » avec n'importe quoi : ananas, vanille, litchis, herbes, combavas, etc. Tous les fruits tropicaux de la Réunion servent à faire des punchs.

 

Santé

 

Aucun problème particulier à signaler. Eau potable partout. Les hôpitaux de l'île sont les mieux équipés de l'océan Indien! Seuls risques réels, la mer et le soleil. Pour demeurer en bonne santé, les conseils sont réduits : éviter de boire l'eau du robinet dans les grandes villes. avoir à jour ses vaccinations « universelles ». se méfier de quelques poissons rares : leur consommation peut entraîner des troubles parfois graves, toujours désagréables.

 

 

Musiques

 

Hier seulement bercée par la musique des vagues, le folklore pour touristes, la variété française ou internationale, la Réunion connaît aujourd'hui une explosion musicale. Des artistes comme Ziskakan, Baster, Danyèl Waro, Ousa Nousava, Ravan', Ti Fock, ont pris des risques et bataillé pour enrichir, moderniser la palette musicale réunionnaise. Ils ont ouvert les portes à la nouvelle génération des Toulkou, Fenoamby, Persée Polis et sa fille Jessica, Sabouk, Ti Sours (révélation 1998), Tam Tam des Cool (sélection Printemps de Bourges 1999) ou Zarboutan (un neveu de Gramoun Lélé). Derrière, ça pousse : Défoul La Mem, Zong et tant de jeunes stimulés par l'opération C.E.S. Musique, menée par le Conseil général entre juin 1990 et juin 1993, qui a permis à 300 musiciens de bénéficier d'un contrat emploi solidarité (C.E.S.) pour se former et pratiquer leur art en groupe. Sur le modèle antillais, longtemps chéri et jalousé, la musique réunionnaise est en train de trouver sa voix, sur un chemin tracé à force de volonté. Le maloya, qui porte en lui l'histoire de l'île, dut se terrer au fond des cases jusqu'à la fin des années 70. On le jouait pourtant dès le XIXe siècle, et Fourcade aurait été le premier à employer le mot maloya, comme un ensemble de pratiques de chants et de danses des Noirs. Les spécialistes considèrent le maloya comme la forme primitive du séga. Ce genre venu d'Afrique de l'Est, dont on trouve des formes spécifiques à Maurice et aux Seychelles, s'est trouvé un style à la Réunion en se mélangeant aux polka, quadrille ou valse de l'Europe.

 

Festivals

 

Kabar-Réunion : début octobre, festival de musique du monde entier. Kabar-Sida : tous les ans en avril dans un lieu différent. Festival d'Art Métis : courant septembre tous les deux ans, le prochain a lieu en 2004. Festival de théâtre, danse, musique... de l'Afrique. Leu Tempo Festival : en juillet à Saint-Leu, concerts, jongleries, marionnettes et défilés carnavalesques. Festival Sources Vives : Plaine des Cafres en décembre-janvier, théâtre de rues, animations culturelles, danses, concerts de la zone océan Indien. Festival de danse de Saint Leu : en mars

 

Croyances

 

Les Réunionnais croient beaucoup aux âmes errantes (zom lé pa ramassé), celles qui ne sont pas montées au paradis. Dans l'île, les croyances existent sous différentes formes. Ce sont les poules noires, la plupart du temps, qui en font les frais ! Côté religieux, n'oublions pas les ti bon dié (petit bon Dieu). De tous les saints, Expedit est incontestablement le plus réputé de l'île.

 

Sorcellerie

 

Pour beaucoup de Réunionnais, la maladie n'est pas perçue comme un processus purement biologique. Elle est plutôt le fait d'un mauvais sort : d'où son nom de maladie prêtée (provoquée). Lorsque la médecine moderne se révèle impuissante et que la famille croit au « mauvais œil », on préfère s'en remettre aux religions ou aux superstitions, voire au mélange de plusieurs religions. Le malade se tournera alors vers un sorcier (l'oreille du pays), à qui, mieux que quiconque, il pourra se confier. Telle est l'âme réunionnaise, pour laquelle la religion, qu'elle soit catholique, musulmane ou tamoule, n'est en aucune façon contradictoire avec la pratique de la sorcellerie.

 

 

 

 

Traditions réunionnaises

 

La pêche aux bichiques (d'octobre à mars) : les bichiques sont des petits alevins de la forme d'une anguille. Ils naissent en mer, et pondent leurs œufs à l'embouchure des rivières. C'est là que les pêcheurs les guettent et les capturent avant qu'ils n'aient eu le temps de pondre). La « batay-coqs » : comme aux Antilles, les combats de coqs, importés d'Afrique par les esclaves, constituent une tradition ancestrale de l'île. Le samedi matin sur la place du marché à Grands-Bois, des spécialistes se rassemblent pour l'entraînement des coqs de combat élevés et dressés avec le plus grand soin. Les coqs, qui ont entre 1 an et 18 mois, s'exercent à des gallots, avant de se lancer dans une arène de 8 m de côté. Le combat est gagné par celui qui parviendra à mettre la crête de son adversaire à terre. Le match peut durer 2 h. Les spectateurs font d'importants paris, certains pouvant atteindre la somme de 304,8 euros. La chasse aux larves de guêpes : chaque année, en mars et avril, des centaines de chasseurs courent après les nids de guêpes. Ils grimpent aux arbres, observent les lieux, et sortent leur arsenal de braconnier. Ils enroulent un chiffon autour d'une canne desséchée, et y mettent le feu. La fumée dégagée écarte momentanément les guêpes de leur nid, ce qui permet aux chasseurs de s'emparer des larves. Cette activité peut rapporter jusqu'à 2 287 euros aux chasseurs. Le Jacquot malbar : danseur de religion malbar qui se produit au début de l'année, en l'honneur de son dieu, Hanouman. Son corps est recouvert de peinture à l'huile de toutes les couleurs. Il fait peur en parcourant les rues de son quartier. Si un badaud lui lance une pièce de monnaie, il doit la saisir avec sa bouche pour la déposer dans sa cagnotte. La batay kréol ou moringue : d'origine afro-malgache, cet art guerrier, pratiqué au son des percussions et des tambours, met en scène des combattants dont les gestes et les mouvements ancestraux évoquent à la fois la danse et les arts martiaux.

 

Achats

 

Spécialité principale de la Réunion, la vannerie : avec le bambou fendu et le vacoa tressé, les habitants fabriquent de jolis paniers bon marché (appelés tentes) que vous pourrez acheter sur les marchés. Toutes sortes de meubles. Enfin, Cilaos produit des tapis mendiants et des broderies célèbres et l'Entre-Deux des pantoufles en fibres de chocas tressées. Plus faciles à trouver et/ou à transporter, les nombreux produits locaux : lentilles et vin (de Cilaos), fruits tropicaux, gousses de vanille, bouteilles de rhum, de punch, de digestif local, achards, épices, etc. Une bonne idée de cadeau : les fleurs (sublimes). On vous conseille aussi l'artisanat malgache. Les boutiques touristiques proposent aussi des bibelots en coraux ou en pierre volcanique sculptés, voire même en écaille de tortue. Une idée originale : les cartes postales en bois.