TEISSIER Voyages

Climat
Climat toujours tempéré par la brise. Il faut savoir qu'au
printemps elle est toute verte, pleine de fleurs, les oranges sont encore
toutes petites. En été, c'est africain : pelé, jaune d'herbe desséchée et
sans fleurs. Ce qui n'exclut pas parfois de gros orages, donc de la pluie. Un
pull-over peut être utile en toute saison.
Et n'oubliez pas le sirocco, ce vent terriblement chaud,
moite, soufflant de 20 à 25 jours par an, qui coupe les jambes et
provoque de violentes migraines à rendre fou. Autrefois, dans les vieilles
maisons, les familles se réfugiaient dans la “ pièce du sirocco ”,
sans fenêtre, afin d'être à l'abri du vent infernal. Alexandre Dumas écrivait
dans l'un de ses livres : “ Par un temps pareil, il n'y a plus de
médecins, il n'y a que des malades. ” Mais rassurez-vous, si vous êtes
surpris par le sirocco, il vous restera l'ultime solution de vous rabattre sur
les granite (glace pilée parfumée), délicieusement rafraîchissantes.
Enfin, en hiver, la neige recouvre les sommets de l'Etna et
des massifs des Madonie et des Nébrodi. À ce propos, allez donc dire à vos
collègues de bureau que vous allez skier sur l'Etna, ça c'est la classe !
Bref, vous l'avez compris, la Sicile, il faut y aller au
moins deux fois.

Formalités d’entrée
Pour un séjour de moins de 3 mois : carte d'identité en cours
de validité ou passeport. Pour les mineurs, une autorisation de sortie du
territoire est indispensable.
Vaccins
Aucun n'est obligatoire,
mais il est préférable d'avoir son rappel antitétanique à jour.
Santé
Demandez avant le départ, à
votre caisse d'assurance maladie, le formulaire E 111, à présenter aux services
de la SAUB qui vous délivrera un certificat donnant droit à une prise en charge
de vos prestations médicales.
Argent, banques, change, cartes de
crédit
Monnaie :
L'euro a remplacé la lire le 1er janvier 2002.
Banques :
Grosso modo, elles
sont ouvertes de
Cartes de crédit :
C'est la solution idéale en Italie où la vie est un peu plus
chère que dans d'autres pays et où les vols sont plus répandus. La plupart des
restaurants, hôtels et stations-service les acceptent, mais de nombreux
commerçants, notamment les plus traditionnels, se refusent à en entendre
parler. De nombreux distributeurs automatiques (Bancomat) sont
disséminés un peu partout. Attention, en Italie, on compose rarement son
code ; on signe seulement.
Poste
Elle bat toujours les
records de lenteur dans l'acheminement des lettres au sein de l'Europe. Un
délai de 8 à 10 jours pour l'étranger est chose courante, et cinq jours sont
nécessaires pour traverser la Botte ! Pour gagner du temps : expédier tout en
express ou, en cas d'urgence, utiliser les fax.
Langue
La langue italienne est
certainement la plus mélodieuse qui soit. Ça n'est plus une langue d'ailleurs,
c'est une véritable musique. Et là, vraiment, on le dit comme on le pense.
Comme vous le découvrirez vite, l'italien est une langue facile pour les
francophones. L'Italie, c'est aussi le foisonnement des dialectes : sicilien,
sarde, catalan, slovène, occitan, bergamasque, grec et albanais.

Horaires
Ils relèvent souvent de la plus haute fantaisie.
Restaurants : de
Téléphone
Après plusieurs années
d'efforts, l'Italie est désormais dotée d'un équipement téléphonique
performant. Sachez que pour un appel en France, une carte à

Cuisine
Le riz occupe une place de choix ; les risotti
aux crustacés et au poisson sont fameux, et l'on trouve encore du riz en
croquettes avec de la viande, du fromage, des petits pois (arancini).
Les Siciliens mangent également des pâtes, comme la pasta con le sarde
(aux sardines) ou au masculini (tout petits anchois) et des
légumes : brocolis, asperges sauvages, aubergines, câpres, olives. À
l'évidence, les Siciliens ne pouvaient ignorer le poisson et les fruits de mer.
Le choix en est extrêmement varié. Cela va des sardines au thon et à l'espadon
en passant par les langoustes. Les viandes sont souvent relevées de sauces
piquantes. Goûtez à l'opulent farsumagru de veau farci et aux polpettoni
variés ; on mange aussi pas mal de lapin et d'agneau. Les fromages sont
les mêmes que dans le reste de l'Italie du Sud : provoloni,
cacciocavalli, ricotte et pecorini. Les pâtisseries et confiseries
sont innombrables et succulentes. La pâte d'amandes y occupe une place de
choix, de même que les agrumes confits. Les cassate et les granite
ont une renommée internationale ; moins connus mais tout aussi délicieux,
les amaretti (macarons aux amandes), les sfinci à l'anis, les cannoli
de ricotta ou les agnelli pasquali. Les vins sont nombreux. Le marsala
(à boire plutôt en apéritif ou sur un dessert) et le faro s'y
distinguent nettement. Il existe aussi de très nombreux digestifs et liqueurs
amères au citron, aux herbes aromatiques, à l'anis ou aux amandes.
Antipasti :
présentés sur une table, souvent à l'entrée du restaurant, ces hors-d'œuvre
sont toujours très tentants. Charcuteries (saucissons, prosciutto,
bressaola, etc.), salades diverses, crudités, fromages, fruits de mer et
petits poissons marinés varient selon les régions et selon les saisons.
Il primo : la place d'honneur revient à la pasta. C'est pourquoi
nous lui avons consacré une rubrique spéciale. Le risotto, ou riz
braisé, est plus répandu dans le Nord et le Centre. Le riz (riso) est
cuisiné avec des fruits de mer, des petits légumes, des champignons, et agrémenté
d'une bonne dose de crème fraîche ou d'une pointe de safran qui rappelle son
origine exotique. Les minestre (soupes), souvent faites suivant
d'anciennes recettes du terroir, sont excellentes. La plus connue est la minestrona,
à base de légumes, mais on vous en proposera d'autres : minestra di
farro, alla cipolla... Les gnocchi n'ont rien à voir avec ce que
l'on connaît en France sous ce nom. Les vrais gnocchi sont une
préparation à base de fromage (di ricotta), d'épinards et de fromage (verdi),
de semoule (alla romana) ou de pommes de terre (gnocchi di patate
Il secondo : le veau (vitello) apparaît sur bien des cartes et
dans des préparations très variées : en paupiettes (involtini), en
escalope (scaloppina) ou bouilli. Le poisson est un mets de luxe, y
compris sur les côtes. I contorni : les secondi sont
toujours servis sans garniture. Il faut donc commander celle-ci à part et la
payer en supplément. On vous proposera, selon la saison, des pommes de terre,
des légumes ou des salades. I dolci : les Italiens ne mangent pas
beaucoup de sucreries en fin de repas mais les préfèrent faites à la maison, ou
alors ils les mangent dans l'après-midi. Comment parler des dolci sans
évoquer les glaces (gelati) si réputées ? Plutôt que de les
consommer dans un restaurant, demandez l'adresse de la gelateria de la
ville.
Boissons
Vins :
L'année de production a moins d'importance que chez nous,
même pour les grands vins. L'Italie a mis de l'ordre dans ses vins en créant,
en 1963, deux qualités qui correspondent à nos appellations contrôlées,
fixées par décret : les DOC (denominazione di origine controllata) et
les DOCG (denominazione di origine controllata e guarantia). Les vins
classés dans cette dernière catégorie sont rares, excellents mais coûteux. Si
vous aimez les vins moelleux (doux et sucrés), demandez : amabile ;
si vous les voulez nouveaux : giovane. La Sicile est riche en
vignobles ; les terres autour de l'Etna produisent des blancs secs et des
rouges titrant parfois 15o (et plus même).
Café :
Il ne semble plus utile d'insister sur la renommée du café
italien. Bien que les Italiens ne soient pas les plus gros consommateurs de
café, ils se targuent de savoir l'apprécier. Forcément, quand on sait que la
péninsule détient un nombre record d'établissements distribuant ce fameux
breuvage : pas moins de
Chocolat :
La cioccolata
calda est pour certains meilleure que le cappuccino qui, dans bien
des endroits touristiques, se transforme, de plus en plus, en un banal café au
lait. La cioccolata est tellement onctueuse qu'on dirait de la crème...
Un vrai régal à déguster à la petite cuillère.
Le théâtre de marionnettes :
Le théâtre des marionnettes géantes à fils ou teatro dei
pupi prit naissance en Italie et en Sicile au XVIe siècle puis
se développa aux XIIIe et XIXe siècles pour devenir un
spectacle populaire qui s'est largement maintenu en Sicile jusqu'aux années 50.
Le plus extraordinaire était cependant la grandeur et le harnachement de ces
poupées de bois. Elles mesuraient environ 80 cm à Palerme et 1,20 m à Catane et
Aci, et étaient recouvertes de superbes habits aux couleurs chatoyantes et
d'armes damasquinées. On peut encore voir quelques spectacles à Raguse et à
Syracuse.
La Sicile et le cinéma :
Le plus connu des metteurs en scène siciliens est Giuseppe
Tornatore, né à Palerme en 1956. On lui doit le merveilleux Cinéma
Paradiso (1989), plein de nostalgie et d'émotion, Ils vont tous bien
avec Mastroianni à la recherche des siens, et Marchand de rêves dont l'action
se déroule sur l'île aux trois caps. La Sicile a également inspiré, sinon servi
de toile de fond à de très beaux films : Divorce à l'italienne de Pietro
Germi (1961) ; Salvatore Giuliano (1961) de F. Rossi, qui retrace
l'épopée du célèbre bandit sicilien ; puis l'admirable Guépard de
Luchino Visconti (1963) ; Kaos, contes siciliens des frères
Taviani (1984), tirés des nouvelles de Pirandello ; Oublier Palerme de
F. Rossi (1990), tiré du roman d'Edmonde Charles-Roux. Le Parrain, nos
1 et 2 (1972) et no 3 (1990) ; Le Grand Bleu de Luc
Besson, dont une partie se passe à Taormina ; et enfin Le Facteur (1994)
de Massimo Troisi tourné à Salina avec Philippe Noiret, souvent présent dans
les films italiens.
La musique
La musique en Sicile est
une affaire de cœur, peu ou pas d'école : la tradition populaire fut assez
forte pour influencer les mélomanes en herbe. Alessandro Scarlatti (1660-1725)
: né à Palerme, il est l'auteur de près de 115 opéras sans compter 600
cantates. Son œuvre la plus connue est Il Trionfo dell'Onore. Domenico
Scarlatti (1685-1757) : fils du précédent, né à Naples.
Il eut une vie aussi prolixe que celle de son père. Il est surtout connu pour
ses sonates pour clavecin ; il en a écrit plus de 500. Puis c'est au tour de Bellini
Vincenzo (1801-1835) : né à Catane, il consacra sa courte vie à
l'Opéra. Nous lui devons la Norma et les Puritains. La Sicile
influença par ailleurs Verdi et ses Vêpres siciliennes.
Philosophes
Platon, originaire de Grèce né en 427 av. J.-C., s'installa à
Syracuse en 388 av. J.-C. à la demande de Dion, frère du Tyran Denys 1er.
Il voit dans la Sicile le lieu idéal pour installer l'État utopique décrit dans
La République. Archimède, né à Syracuse en 287 av. J.-C. : son œuvre
scientifique fut considérable. Ce savant génial nous laissa son célèbre traité
des corps flottants et son non moins célèbre théorème, fruit d'une cogitation
lors de son bain quotidien.

Le baroque
Le baroque, omniprésent en Sicile, est l'aboutissement de
l'œuvre des jésuites du Basque Ignace de Loyola. Conséquence de la Réforme,
l'Église catholique a vu ses lieux de culte désertés par une masse de plus en
plus nombreuse de pratiquants. Une politique globale genre campagne de
marketing a été organisée par la Compagnie de Jésus (1540) du précité Ignace.
De l'architecture à la peinture en passant par la musique et la sculpture ;
tout a dû être revu et réinventé pour attirer à nouveau les fidèles et les
déserteurs de l'Église. Suprême et incroyable coup de pouce du destin, ou de
Dieu : le séisme de 1569 et surtout celui de 1693 ont obligé les autorités à
repenser entièrement l'urbanisme des villes détruites ; à l'est : de Noto à
Raguse en passant par Avola, Sicli, Modica, Victoria, etc., et à l'ouest : de
Palerme à Bagheria et Trápani.
Les plus grands d'entre eux furent G. B. Vaccarini,
originaire de Palerme (1702-1769), puis G. Amato, originaire également de
Palerme, R. Gagliardi, originaire de Syracuse (1680-1726), celle de Raguse et
celle de Modica.
La sculpture est représentée par G. Serpotta (1652-1732) et
la peinture par M. Merisi (1573-1610), dit le Caravage, dont l'œuvre la plus
connue est L'Enterrement de sainte Lucie.
Le mouvement et la contorsion semblent être les éléments
communs à tous ces artistes ; fini le beau statique, hiératique, l'équilibre
des formes ; il faut plaire, attirer, étonner et non reposer l'esprit ; les
pilastres deviennent colonnes et vont jusqu'à se torsader ; les vides se
remplissent de statues de marbre en extase et de toiles qui font l'éloge de
saints et de martyrs ; les façades ne connaissent plus la ligne droite ; tout
devient jeux de perspective, présentation théâtrale ; le foisonnement du décor
va jusqu'à l'extrême : angelots, têtes de sarrasins, grotesques, lions et
sirènes se multiplient à tous les encorbellements et sur tous les encadrements
; les balcons s'enflent tels des jabots d'oies, les grilles des fenêtres
deviennent ventrues. Toute surface devient objet de sculptures.
Savoir-vivre, coutumes
Les vêtements :
Des vêtements décents sont requis pour pénétrer dans les
églises : jupes ou bermudas. Veillez aussi à ce que les chemisiers
couvrent la gorge et les épaules. À défaut, munissez-vous d'une écharpe que
vous nouez avant d'entrer. Sachez également qu'en Sicile, celles qui font du
monokini sur la plage risquent de passer pour des extraterrestres.
Il pisolino :
La sieste (il pisolino) fait partie des traditions
depuis l'Antiquité. L'été surtout, la ville s'endort après le déjeuner.
Fêtes et manifestations
Les fêtes religieuses se
déroulent, pour la plupart, de janvier au début juillet et les villes célèbrent
leurs saints patrons tout au long de l'année. L'été est plus propice aux festivals
musicaux et aux représentations de théâtre, de musique qui ont lieu dans les
sites privilégiés tels que les théâtres gréco-romains. En outre, Taormina
reste la ville d'accueil du Festival international de Musique, de Théâtre, de
Cinéma et de Ballet, parfois en jumelage avec le Festival d'Avignon.
